La Mustang de Johnny aux enchères à Rétromobile 2020

Publié le mer 08/01/2020 - 07:30 . Mis à jour le mer 08/01/2020 - 07:59. par Jean-Luc Moreau

La vente Artcurial clôt traditionnellement la semaine de Rétromobile. Pour 2020, elle aura lieu le 7 février et propose encore un plateau remarquable dont une Ford Mustang coupé 390 GT de 1967 au volant de laquelle Johnny Hallyday a participé à quelques courses aux couleurs de Ford France.

Dans un climat international plus morose, la vente Artcurial de Rétromobile 2020 n’égalera sans doute pas les 42 millions d’euros réalisés, sur 3 jours, en 2019. Toutefois, la maison de vente parisienne nous propose encore quelques modèles d’exception.

Ford Mustang coupé 390 GT de 1967 rallye de Monte-Carlo 67
Johnny au Monte-Carlo 67 sur une Ford Mustang coupé 390 GT de 1967
Crédit photo :
Ford France
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La première ne brille pas particulièrement par sa rareté ou sa noblesse mécanique. Il s’agit d’une presque « banale » Ford Mustang coupé 390 GT de 1967 (voir historique Ford Mustang). Certes, son V8, 6,4 l « big block » de 320 ch. en fait un modèle recherché des collectionneurs mais sa cote se situe habituellement aux alentours de 50 000 € alors qu’Artcurial estime celle-ci entre 150 000 € et 300 000 €. L’explication c’est que Johnny Hallyday a participé à 3 courses à son volant pour le compte de Ford France, lors du rallye de Monte-Carlo, de la coupe ACIF à Montlhéry et de la course de côte du Mont d’Or. Il obtiendra d’ailleurs une belle 2e place à Montlhéry. Il faut noter que jusqu’à présent, les voitures de Johnny, n’ont jamais déclenché la fièvre des collectionneurs…

Lamborghini Countach LP 400 « Periscopio »
Au rayon « star », on notera aussi la présence à la vente d’une Lamborghini Countach LP 400 « Periscopio », livrée neuve au chanteur Rod Stewart (estimation 800 000 € - 1 000 000 €)
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Moins people et plus collector, la vraie vedette devrait être cette année une Mercedes-Benz 710 SS Sport Tourer by Fernandez & Darrin, de 1929. Il s’agit d’une des 110 produites. Un « monstre » pour l’époque avec son moteur 6 cylindres en ligne 7068 cm³ développant jusqu’à 200 ch. lorsque le compresseur est engagé (pendant 30 s maximum). Cette vedette des concours d’élégance est estimée entre 6 000 000 € et 8 000 000 €.

Mercedes-Benz 710 SS Sport Tourer by Fernandez & Darrin
Mercedes-Benz 710 SS Sport Tourer by Fernandez & Darrin (6 000 000 € - 8 000 000 €)
Crédit photo :
Peter Singhof
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Delahaye 135 Spécial de 1936
Rare (16 ex) cette Delahaye 135 Spécial de 1936 ayant pris part aux 24 heures du Mans est estimée de 800 000 € à 1 200 000 €
Crédit photo :
Artcurial
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Au rayon « palmarès sportif », la plus impressionnante est sans doute la Ferrari 275 GTB de 1965, châssis 6785. Elle a en effet participé à plus de 40 courses internationales et remporté la classe GT des 1000 km de Monza en 1966. Propriété d’un collectionneur suédois depuis 20 ans, cette Ferrari à l’historique limpide, devrait s’échanger entre 2,2 millions d’euros et 2,8 millions d’euros.

Ferrari 275 GTB de 1965, châssis 6785
Ferrari 275 GTB de 1965 (2 200 000 € - 2 800 000 €)
Crédit photo :
Artcurial
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Il faut une connaissance extrêmement pointue de l’histoire de l’automobile pour connaître la marque Serenissima. Pourtant, les rares productions de la Scuderia du conte Volpi di Misurata brillèrent face aux Ferrari et Maserati dans les années 60. C’est même un moteur Serenissima, conçu par Alberto Massimo (ancien ingénieur d’Alfa-Romeo, Ferrari et Maserati) qui propulsa les premières McLaren de Formule 1. Ce V8, 3 l, 4 arbres à cames en tête, double allumage sera ensuite modifié par Alf Francis, ancien mécanicien de Sterling Moss et motoriste de chez Lotus. Dotée de culasses à 3 soupapes par cylindre, la version « Alf Francis » équipe cette McLaren- Serenissima à l’esprit très CanAm, vendue cette année par Artcurial. Ce prototype 3000 SP est unique et a fait l’objet d’une reconstruction méticuleuse. Cela justifie son estimation de 1 million d’euros à 1,4 millions d’euros.

Serenissima 3000SP Prototipo
1969 – Serenissima 3000SP Prototipo: l'ultime Serenissima (1 000 000 € - 1 400 000 €)
Crédit photo :
Loïc Kernen
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Il n’y a pas, comme l’an passé, d’Alfa-Romeo 8C à la vente. Le record de 16,745 millions d’euros, seconde plus grosse enchère mondiale de l’année 2019, n’a donc aucune chance d’être battu. On se consolera avec deux Alfa-Romeo 6C 2300 de 1938. Des versions plus « accessibles » puisque leurs estimations sont de 1 250 000 € à 1 750 000 € pour la 6C 2300 B Lungo et 650 000 € à 750 000 € pour la 6C 2300 B Corto

Alfa-Romeo 6C 2300 B de 1938
à gauche Alfa-Romeo 6C 2300 B Corto, à droite Alfa-Romeo 6C 2300 B Lungo
Crédit photo :
Artcurial
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Alfa-Romeo 6C 2300 B Lungo
Alfa-Romeo 6C 2300 B Lungo (1 250 000 € - 1 750 000 €)
Crédit photo :
Artcurial
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Alfa-Romeo 6C 2300 B Corto
Alfa-Romeo 6C 2300 B Corto (650 000 € - 750 000 €)
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Artcurial
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