Essai Sunbeam Alpine série 5 (1966) : injustement méconnue !

Publié le sam 07/09/2019 - 09:24 . Mis à jour le ven 11/10/2019 - 05:54. par Jean-Luc Moreau

La Sunbeam Alpine a beau avoir été la première voiture de James Bond, elle n’y a pas gagné en notoriété. Pourtant, la série 5, ultime modèle de la lignée, est supérieure en bien des points à une MG MGB ou une Triumph TR 4, toutes les deux plus chères sur le marché de la collection

Sunbeam Alpine série 5 (1966)
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Il y a des actions qu’on associe automatiquement à certaines musiques. La bande-son de notre essai sera donc signée John Barry, le compositeur du célèbre thème musical de James Bond. Car, vous ne le savez peut-être pas si vous n’avez pas encore lu l’historique de la Sunbeam Alpine, mais l’auto fut la monture de Sean Connery dans le film « Docteur No ». Or, se mettre dans la peau de 007 a toujours quelque chose d’exaltant…

Sunbeam Alpine série 5 (1966)
Les ailerons arrière ont disparu depuis l’arrivée de l’Alpine série 4
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Dans la Sunbeam Alpine, on est presque dans un fauteuil Chesterfield

Certes, l’Alpine 5 n’a rien d’une Aston-Martin DB 5 mais elle a plutôt belle allure dans ce coloris « vert anglais » avec ses jantes Minilite qui lui donnent un caractère plus sportif. C’est une petite voiture aux standards actuels (3,94 m x 1,52 m) mais elle offre deux belles places et même une troisième, provisoire. Le coffre est acceptable pour un roadster avec un volume utile de 170 l.

On comprend le choix de la production du film « Docteur No » en s’installant à bord. La porte s’ouvre largement et même les très grands gabarits sont à l’aise. Il faut dire que sur cette série 5, le pédalier est réglable sur deux positions, le volant est télescopique et le siège réglable dans tous les sens. Il coulisse, son dossier s’incline et même la hauteur de l’assise est variable. À l’époque, personne ne faisait mieux ! En plus, on est très bien assis avec face à soi un tableau de bord comme je les aime, c’est-à-dire constellé de cadrans et d’interrupteurs. Il manque la commande des mitrailleuses mais, en revanche, il y a tout ce qu’il faut pour surveiller la mécanique grâce à une batterie de compteurs Jaeger (tiens, c’est drôle James Bond avait un compteur Geiger dans Docteur No…)

Sunbeam Alpine série 5 (1966)
L’intérieur est plutôt vaste et la position de conduite est parfaite grâce aux multiples réglages.
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Le tableau de bord est constellé de cadrans et d’interrupteurs. Il ne manque que la commande des mitrailleuses…
Sunbeam Alpine série 5 (1966)
Sur cette version française, le compteur possède une double graduation en km heure et en miles
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La Sunbeam Alpine 5 affiche 100 chevaux… de trait

Sous le capot bombé, la « bête » est un 4 cylindres 1725 cm³, à arbre à came latéral et culasse aluminium, alimenté par 2 carburateurs Stromberg CD 150. Il développe 100 ch. tout ronds ce qui met (enfin) cette dernière génération d’Alpine sur un pied d’égalité (du moins sur le papier) avec les MG MGB et TR4 dont nous avons déjà parlé. Sur notre auto, ce bloc réputé fiable, impressionne en tout cas par son chant. Avec ses filtres à air K&N et son échappement inox il émet un son rauque et métallique qui laisse présager de belles sensations…

Guide d’achat Sunbeam Alpine et Tiger
Sunbeam Alpine série 5 (1966)
Le moteur est moins agricole dans sa technique et dans sa présentation que celui des Triumph ou MG
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