Début 1934, les prémices de l’assurance kilométrique

Publié le mer 10/07/2019 - 08:52 . Mis à jour le lun 16/09/2019 - 15:14. par Alexandre Neto

En mars 1934, l’Argus fait intervenir Jean Delmas, alors directeur de l’assurance “La Préservatrice” et amateur d’automobile; il défend l’idée d’une assurance automobile basée sur les kilomètres parcourus. L’Argus en avance.

Dans les colonnes de l’Argus du 8 mars 1934, un assureur intervient au sujet d’un nouveau projet d’assurance automobile. En effet, le professionnel défend une assurance plus juste et qui prendrait en compte le maximum d'éléments imputables au conducteur et au véhicule.

Cependant, des problèmes d’ordre technique empêchent alors la démocratisation du projet. Effectivement, “L’assurance au kilomètre suppose l’existence d’un compteur kilométrique visible, indéréglable, inviolable, peu coûteux et s’adaptant facilement à toutes les marques de voiture.” précise l’assureur. Par ailleurs, l’idée d’attribuer une “cote” à l’automobiliste en fonction de l’ancienneté du permis de conduire, de la gravité et de la fréquence des accidents, est avancée.

Si le projet de cette formule d’assurance date de 1934, elle n’est mise en place en France qu’en 2009 avec l’expérimentation d’AXA. Aviva voulait se saisir du concept en 2005 mais avait fait face au veto de la CNIL (Commission nationale informatique et libertés), qui reproche à l’assureur de glaner trop d’informations personnelles comme la vitesse à laquelle le conducteur roule et ses infractions.

Article de L'argus en 1934, portant sur l'invention de l'assurance kilométrique.
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